Mise en garde
Inutile de rechercher dans les manuels existants la signification de certains termes développés dans ces fiches techniques. La terminologie employée est, dans la plupart des cas, propre au N.C.O . Elle est le fruit d'une quinzaine d'années de cogitation et peut, parfois même, attribuer un sens différent aux concepts définis au sein des autres structures fédérales. Sachez enfin qu'aucune méthode n'est figée. Elle se doit d'évoluer au gré de nos interrogations.
Qu'est ce que l'inter-balise ?
Il s'agit, en fait, de l'espace qui sépare deux postes successifs. J'ai bien dit espace et non distance. On peut effectivement avoir de petites ou grandes distances inter-postes mais, l'inter-balise est une constante au sein de laquelle on recherche toujours les mêmes paramètres. Ces derniers devant, théoriquement, nous permettre d'atteindre l'objectif (le poste) avec précision.
Les différents paramètres définis ci-après vont nous amener à découper l'inter-balise en parcours partiels.
La nécessité de ce découpage trouve sa signification dans l'exemple suivant (j'en connais déjà quelques uns qui vont rire...).
Si je décide de me rendre de Noyon au Vieux-port de Marseille, il me faut établir un plan de route. Il y a, en effet, peu de chance qu'en sortant de Noyon je trouve un panneau indiquant la direction à prendre pour aller à Marseille.
Par conséquent, je vais devoir découper mon périple en étapes successives et ce, en me fixant des points de passage (en navigation, on appelle ces derniers des « way points »).
Dans le cas présent, ces points de repère peuvent être :
Compiègne-Paris-Lyon-Avignon-Marseille.
Ceci dit, on peut très bien décider d'une autre option :
Soissons-Reims-Dijon-Lyon-Avignon-Marseille.
Il s'agit là d'un choix d'itinéraire dans lequel chacune des étapes constitue un parcours partiel.
La partie n'est pas pour autant gagnée car bien qu'étant parvenu à Marseille ( quel que soit mon choix d'itinéraire), je ne suis pas encore au Vieux port. Il va falloir que je détermine l'indice ultime qui va me permettre de savourer un pastis face à la mer. Ce dernier indice représente le point d'attaque et, fort logiquement, le dernier « partiel » représente le parcours d'attaque.
Une dernière remarque : Si vous vous retrouvez les pieds dans l'eau, c'est que vous avez dépassé votre objectif. Dans le cas présent, la mer constitue une ligne d'arrêt.
L'exemple développé précédemment va nous permettre de définir les termes suivants :
Points de repère
Ce sont les points de passage que je me fixe en lisant l'inter balise. Ils constituent un choix d'itinéraire.

Parcours d'approche.
Il est constitué d'un ensemble de parcours partiels. Il va de l'endroit où je me situe jusqu'au dernier point de repère avant le poste : c'est-à-dire le point d'attaque.
Point d'attaque.
Dernier point de repère de l'inter balise, il doit être choisi avec précaution. C'est lui qui va me donner le poste.

Point ou ligne d'arrêt.
C'est l'élément à ne surtout pas dépasser. Il nous indique que nous sommes allé trop loin.

Recadrage.
En cas de mauvais choix sur l'attaque du poste (ou de vitesse trop élevée), je suis en échec. Il me faut alors attaquer mon poste à partir d'un point de recadrage.

ATTENTION !!! Il ne s'agit là que d'une ébauche succincte de l'inter balise. Nous verrons dans les prochains chapitres les détails de chacun de ces paramètres ainsi que la méthodologie de leur emploi.
Par Nicolas Avedikian